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Dépistage du cancer du col de l’utérus
Le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne toutes les personnes âgées de 25 à 65 ans possédant un col de l'utérus, ayant eu des rapports sexuels, qu'elles soient vaccinées ou non.
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Sommaire
Ce dépistage concerne les femmes âgées de 25 à 65 ans.
Le premier test est à réaliser à 25 ans, le second à 26 ans, puis tous les 3 ans.
Qu’est-ce que le dépistage du cancer du col de l’utérus ?
Réalisé par frottis dans le cadre du suivi gynécologique, il consiste à chercher des lésions précancéreuses provoquées par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV).
Le prélèvement est ensuite analysé par cytologie en laboratoire.
➔ Les virus HPV
© Sciences et avenirÀ ce jour, les scientifiques ont identifié une vingtaine de papillomavirus humains (HPV) à l’origine du cancer du col de l’utérus. Les plus fréquemment en cause sont le HPV16 et le HPV18, provoquant à eux deux 70% des cas.
90% des infections par le HPV sont de courte durée. En effet, les défenses immunitaires de l’organisme permettent d’éliminer le virus dans les 2 ans suivant la contamination (en moyenne 18 mois).
Dans certains cas, l’infection persiste plusieurs années et aboutit au développement de cellules cancéreuses en 5 à 20 ans.
Le HPV peut provoquer d’autres types de cancers (cancer du pénis, de l’anus, de la sphère ORL) ainsi que des verrues génitales.
La vaccination : 1er outil de prévention contre le cancer du col de l’utérus
Il est recommandé une vaccination par le GARDASIL chez les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans (2 doses à cinq mois d’intervalle).
Pour ceux qui n’ont pas été vaccinés à 14 ans, un rattrapage de la vaccination est recommandé pour les jeunes femmes et les jeunes hommes entre 15 et 26 ans inclus (trois doses sont alors nécessaires à 2 et 6 mois d’intervalle).
Il est possible de prendre rendez-vous à la Maternité du CHRU de Nancy pour une vaccination contre le HPV auprès de gynécologues ou de sages-femmes.
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Vous pouvez également prendre rendez-vous directement sur Doctolib (site externe, nouvelle fenêtre).
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Le dépistage : le réflexe indispensable pour la prévention
Le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne les femmes de 25 à 65 ans, ayant eu des rapports sexuels, vaccinées ou non.
- On réalise le premier test de dépistage à 25 ans, le second à 26 ans, et le troisième à 29 ans auprès d’une sage-femme ou d’un gynécologue.
- À partir de 30 ans, le test de dépistage doit être réalisé tous les 5 ans, jusqu’à 65 ans.
Le test de dépistage se présente sous la forme d’un frottis.
© MagnificLe col de l’utérus est un organe facilement dépistable. Son cancer a une évolution relativement lente, ce qui laisse le temps d’agir. En appliquant correctement les recommandations liées au dépistage, il ne devrait plus y avoir de cancers invasifs.
En cas de frottis anormal
Si le résultat du frottis du col de l’utérus n’est pas strictement normal, votre praticien peut demander une colposcopie. Cet examen de seconde intention, permet de diagnostiquer des lésions précancéreuses du col de l’utérus.
Il consiste en un contrôle du col au microscope avec l’application de deux colorants afin de repérer les zones suspectes. Si des zones suspectes apparaissent, on réalise une biopsie pour analyser les cellules.
Le laboratoire de virologie effectue des tests de recherche de certains HPV à risques.
En cas de présence de lésions cancéreuses confirmée, votre gynécologue peut vous proposer de réaliser une conisation. Cette intervention consiste en l’ablation de la lésion présente sur le col de l’utérus au bloc opératoire. Elle est réalisée par les gynécologues de l’équipe de chirurgie gynécologique dans le cadre d’une hospitalisation ambulatoire (sur une journée).
Les gynécologues pratiquant la colposcopie se réunissent une fois par mois pour discuter des situations les plus complexes et définir les conduites à tenir les plus adaptées, en s’appuyant sur l’expertise des anatomopathologistes et des virologues lorsque cela est nécessaire. L’objectif, une fois une lésion précancéreuse diagnostiquée, est de la retirer par chirurgie tout en préservant la fertilité de la femme.
En cas d’anomalies plus importantes nécessitant des traitements plus lourds, telles que le cancer du col, votre gynécologue vous accompagnera pas à pas et vous guidera dans les différents examens nécessaires Il pourra vous orienter vers l’Institut de Cancérologie de Lorraine, à Brabois pour des traitements efficaces.
Vous souhaitez plus d’informations ?
Parlez-en directement à votre praticien et consultez la foire aux questions sur les infections HPV rédigée par la Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale (SFCPCV).
Quelques chiffres
Le cancer du col de l’utérus est le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde.
Il est presque 100% imputable à une infection chronique par des virus appartenant à la famille des papillomavirus. À l’échelle mondiale, on recense environ 600 000 nouveaux cas, et plus de 300 000 décès chaque année. La maladie peut être prévenue grâce à des tests de dépistage réguliers.
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