Perdre un enfant
Vous êtes confrontés à la douloureuse perte de votre enfant et nous tenons à vous adresser notre profond soutien. La plupart des parents témoignent…
AccéderLe service des urgences pédiatriques du CHRU de Nancy est centre de référence pour la mort inattendue du nourrisson (CRMIN). Il prend en charge le nourrisson décédé, accompagne les familles, et s’investit dans la prévention, la formation et la recherche.
© Wieke Eefting
La mort inattendue d’un nourrisson (MIN) est définie par le décès d’un nourrisson âgé de moins de 1 an, jusque-là considéré comme bien portant, alors que rien dans son histoire ne permettait de l’anticiper. Le décès survient le plus souvent durant le sommeil.
La MIN peut être attribuée à une origine infectieuse, génétique, cardiaque, métabolique, traumatique, accidentelle, etc. En l’absence d’explication (environ 50 % des cas), on parle de mort subite du nourrisson.
En savoir plus sur le site de Santé publique France (site externe, nouvelle fenêtre)
Les centres de référence sont réunis au sein de la Société Française pour l’Étude et la Prévention de la Mort Inattendue du Nourrisson et de l’Enfant (SFMINE) (site externe, nouvelle fenêtre) pour soutenir la recherche et mieux diffuser les informations en lien avec les morts inattendues du nourrisson, les morts fœtales tardives inexpliquées et les décès en salle de naissance.
Le centre de référence de Nancy participe aussi à l’Observatoire national des Morts Inattendues du Nourrisson (Registre OMIN) (site externe, nouvelle fenêtre).
Sur le lieu du décès, l’équipe SMUR recueille :
Au centre de référence (urgences pédiatriques du CHRU de Nancy), la médecin pédiatre référente :
Dans les semaines suivant le décès, l’équipe référente organise le suivi régulier de la famille pour communiquer et expliquer les résultats des examens et proposer aux parents et à la fratrie :
Médecin pédiatre référente
Dre Anne BORSA-DORION
Infirmières puéricultrices référentes du service des urgences pédiatriques
Si vous souhaitez un échange téléphonique :
– Contactez le secrétariat du service des urgences pédiatriques,
– Ou envoyez un mail et nous vous rappellerons.
Votre enfant a été accueilli dans le service des urgences pédiatriques du CHRU de Nancy.
Nous lui avons apporté tous nos soins et toute notre attention.
Le personnel médical et paramédical du service tient à vous adresser son profond soutien et se tient à votre disposition pour vous accompagner dans cette épreuve.
Nous sommes présents dans l’immédiat et proposons de vous rencontrer à votre convenance pour répondre à toutes vos questions, vous rendre des documents personnels dont le carnet de santé et vous donner les premiers résultats liés aux examens réalisés.
D’ici quelques mois, nous reprendrons contact pour vous transmettre les derniers résultats.
Témoignages de parents
« C’est encore la gorge serrée et les yeux rougis que j’écris car je l’ai promis à sa sœur Julie. C’était en mars 1988, le mois du printemps où tout autour de nous semble renaître. Chez nous, ce petit frère tant attendu par ces deux sœurs ne s’est pas réveillé de sa sieste. Mathieu dormait sur le ventre, on ne savait pas, on le croyait bien…
Tout s’est effondré, on a voulu protéger ses sœurs, on n’en a sûrement pas assez parlé, mais on pensait bien faire. J’avais perdu toute confiance en moi, j’avais peur de ne plus savoir être mère. Notre couple a beaucoup souffert et n’a pas toujours été compris. La cicatrice ne s’est jamais refermée.
Cependant, la vie nous a gâtés, elle nous a permis d’avoir un autre petit frère et de connaître les joies de la famille que nous souhaitions. Aujourd’hui bien des années plus tard, nous sommes grands-parents de six petits-enfants, et c’est notre plus grand bonheur. »
« Le 2 octobre 2012, naissait une magnifique petite fille, Eva. Un prénom choisi par son papa. Notre premier enfant, tant attendu, tant désiré, déjà tant aimé. À la maison tout était prêt pour l’accueillir. Tout se déroulait à merveille, nous étions les plus heureux, nous formions enfin une famille. Tout a basculé 27 jours plus tard, le 29 octobre 2012.
À minuit, je l’ai couchée dans son berceau, juste à côté de notre lit. J’étais très fatiguée ce soir-là et je me suis endormie pendant que Papa regardait la télévision. Vers 3h du matin, il s’est levé pour la changer, s’est penché sur son berceau, la prise dans ses bras et immédiatement, j’ai vu que quelque chose n’allait pas. J’ai regardé ma fille et instantanément, j’ai su qu’elle ne respirait plus. Le Samu est arrivé sept minutes plus tard. Sept minutes qui nous ont paru interminables, sept minutes durant lesquelles j’ai tenté de réanimer mon bébé comme je pouvais. Une fois sur place, les secours nous ont isolés dans la cuisine, jusqu’à ce qu’un médecin vienne confirmer ce que d’instinct nous avions déjà compris, avec cette phrase qui allait briser notre vie : « On est désolé, on n’a rien pu faire pour sauver votre fille. » Très vite, on nous a annoncé la cause du décès : syndrome de la mort subite du nourrisson. Visiblement ma fille s’est arrêtée de respirer pendant son sommeil pour s’en aller paisiblement. Le plus dur a été de ne pas culpabiliser après son décès. Mon mari et moi étions sous le choc, en colère, pourquoi notre fille est-elle partie à seulement 27 jours de vie ?
Par la suite, j’ai repris le travail assez rapidement. À l’époque, je travaillais dans le commerce, mais j’avais toujours voulu être infirmière. En voyant les gestes des soignants ce fameux jour, j’ai eu un déclic : j’allais reprendre mes études pour réaliser ce rêve. Je l‘ai fait et c’est grâce à ma fille. Désormais, nous avons deux merveilleux petits garçons qui connaissent notre histoire et l’existence de leur grande sœur, car Eva fait partie à jamais de notre famille.
Notre couple est resté très soudé, nous avons réussi à surmonter cette épreuve ensemble et même si la douleur s’atténue avec le temps qui passe, elle ne s’effacera jamais.
Nous pensons à Eva tous les jours. »
« Nous avons perdu notre petite Anna en août 2015, de façon si brutale, si injuste, si tragique… Si on avait su qu’en rajoutant un matelas dans un lit parapluie notre bébé était en danger, nous pensions bien faire, malheureusement le pire est arrivé nous plongeant pendant plusieurs mois dans les ténèbres. Comment vivre ?
Pourquoi vivre après ce drame ? Rongée par la culpabilité, il m’a fallu du temps pour comprendre, accepter et trouver une forme d’apaisement. La famille a été très importante pour nous, elle a fait bloc, et nos enfants, par leur innocence, leur jeunesse, leur soif de vivre, nous ont permis de nous remettre dans la vie…
J’étais terrifiée à l’idée qu’ils soient traumatisés toute leur vie par cet accident. Une amie médecin m’a rassurée, il n’y avait pas de non-dit, pas de tabou, ils comprenaient ce qu’il s’était passé. J’ai également découvert une association qui proposait des ateliers créatifs pour enfants en deuil. Notre fille au fur et à mesure des ateliers, a pu mettre des mots sur ses maux, ses peurs…
Cinq ans après, elle en garde un merveilleux souvenir, rempli de tendresse et de gratitude pour ceux qui ont pu entendre ce qu’elle n’osait pas dire à ses parents de peur de les faire souffrir ! Il n’y a pas de chemin tout fait dans le deuil, et encore aujourd’hui, vivre sans elle, supporter son absence nous est tellement douloureux.
Mais nous avançons, entourée par notre famille et nos merveilleux enfants qui nous soutiennent chaque jour, nous réussissons à vivre et à être heureux, nous en avons le droit… Nous avons créé une association de prévention, Les rires d’Anna, afin d’essayer de faire en sorte que cela n’arrive pas aux autres, mais aussi peut-être pour donner du sens à un quelque chose qui n’en a pas ! On sait qu’il y a un avant et un après Anna, mais au plus profond de nous, elle vit, elle fait partie de nous, de moi, elle est en moi pour l’éternité ! J’ai accepté l’idée d’être une Mamange. »
Vous êtes confrontés à la douloureuse perte de votre enfant et nous tenons à vous adresser notre profond soutien. La plupart des parents témoignent…
Accéder
La Marelle est l’équipe ressource d’accompagnement, de soins de support et de soins palliatifs pédiatriques de Lorraine. Ses missions sont l’accompagnement de l’enfant et…
AccéderLes Rires d’Anna
Association d’échanges et de partages entre parents, informations, prévention
Page Facebook (site externe, nouvelle fenêtre)
Naître et vivre
Association pour la prévention de la mort inattendue du nourrisson, l’accompagnement des parents en deuil d’un tout-petit et le soutien à la recherche
Site internet (site externe, nouvelle fenêtre)
Le Jour d’Après
Association d’accompagnement au deuil
Site internet (site externe, nouvelle fenêtre)

Dès la naissance, adoptez les bonnes habitudes de couchage pour bébé afin de limiter le risque de mort inattendue du nourrisson :