La radiologie interventionnelle est une spécialité d'imagerie médicale à visée diagnostique ou thérapeutique. Elle permet aux radiologues d'observer et d'accéder à l'intérieur du corps, sans réaliser de chirurgie ouverte.
La radiologie interventionnelle regroupe des gestes médicaux réalisés sous guidage de l’imagerie (radioscopie, échographie ou scanner) pour soulager des douleurs, pour contribuer au diagnostic de maladies ou pour détruire des lésions (bénignes ou malignes).
Ces actes comprennent, par exemple, les infiltrations de corticoïdes, les biopsies ou encore la cryothérapie. Certains comme l’angioplastie cérébrale ou la sclérothérapie nécessitent d’autres compétences et sont réalisés dans le service de neuroradiologie interventionnelle.
Réalisés par un radiologue spécialisé, ces gestes sont précis, mini-invasifs et rapides.
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Contacter et se rendre dans le service
Selon la nature de l’intervention, votre rendez-vous peut avoir lieu sur différents sites du CHRU de Nancy :
dans le service d’imagerie Guilloz, sur le site de l’hôpital Central
dans les services d’imagerie des hôpitaux de Brabois
Pour contacter ou vous rendre dans le service, référez-vous à votre convocation. Le lieu de votre rendez-vous y est indiqué. Consultez ensuite la page dédiée aux coordonnées des services d’imagerie du CHRU de nancy.
Si vous n’avez pas de convocation, contactez un des 2 services cités précédemment.
La consultation a pour but de faire le point sur votre situation :
un radiologue détermine si un geste de radiologie interventionnelle peut vous aider
un radiologue évalue l’efficacité du geste réalisé.
Lors de l’entretien, le médecin recueille vos antécédents médicaux, vos traitements et les informations concernant vos symptômes. Il réalise ensuite un examen clinique, étudie vos examens d’imagerie ou en programme de nouveaux si nécessaire.
À l’issue de cette analyse, le radiologue décide si un geste de radiologie interventionnelle est nécessaire ou non. Si c’est le cas, il vous en explique le principe, le déroulement et les bénéfices attendus. Dans certains cas, le radiologue programme le geste immédiatement et organise un suivi adapté.
Enfin, le radiologue rédige le compte-rendu et le transmet à votre médecin traitant, au médecin qui vous a adressé et à vous-même.
En résumé, la consultation est un moment d’échange qui permet de répondre à vos questions et de vous associer pleinement à la décision médicale.
Selon le type de geste prévu et votre état de santé, différentes prises en charge sont possibles :
En externe, sans hospitalisation Vous venez uniquement pour votre geste, puis vous repartez directement après. Il n’y a ni hébergement en chambre ni temps de surveillance prolongé. Exemple : infiltration de corticoïde.
En hospitalisation ambulatoire Vous êtes accueilli(e) en unité de chirurgie ambulatoire (UCA) dans une chambre, habituellement une heure avant le geste. L’équipe paramédicale vous pose une perfusion veineuse et vous donne des antalgiques. Le médecin réalise ensuite le geste de radiologie interventionnelle, et vous restez sous surveillance environ 1h, avant de pouvoir rentrer chez vous. Vous restez donc seulement quelques heures à l’hôpital et vous n’y dormez pas. Exemple : cimentoplastie vertébrale
En hospitalisation conventionnelle Dans certains cas (pas de proche présent au domicile le soir du geste, état de santé précaire, hospitalisation en cours pour un autre motif, …), une surveillance médicale prolongée à l’hôpital peut être organisée (une ou plusieurs nuits).
La gestion de la douleur en radiologie interventionnelle
En radiologie interventionnelle, nous mettons tout en œuvre pour que les gestes soient réalisés dans les meilleures conditions de confort.
Selon le type de geste, différentes solutions existent :
Certains gestes, commes les infiltrations de corticoïdes, sont réalisés avec une aiguille fine et ne nécessitent pas d’anesthésie locale. Une anesthésie locale à la peau peut éventuellement être réalisée selon votre sensibilité.
L’équipe paramédicale peut vous proposer du gaz MEOPA (protoxyde d’azote, dit « gaz relaxant ») pour améliorer votre confort lors des infiltrations rachidiennes (notamment pour les articulations sacro-iliaques).
Pour les gestes plus « lourds », pratiqués sans anesthésie générale comme la cimentoplastie, la biopsie, la destruction percutanée…, une anesthésie locale est systématiquement réalisée dans la zone concernée et couplée à la prise d’antalgiques puissants, immédiatement avant le geste (habituellement morphine à libération immédiate).