Douleurs pelviennes chroniques

Le service de gynécologie du CHRU de Nancy accueille toutes les patientes souffrant de douleurs pelviennes chroniques et leur propose une prise en charge pluridisciplinaire et adaptée à leur état de santé.

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Que sont les douleurs pelviennes ?

Les douleurs pelviennes désignent des douleurs dans la région du bassin et la région périnéale : vessie, rectum et intestins, utérus et col de l’utérus, ovaires, trompes, périnée …

Elles sont dites chroniques lorsque les douleurs sont installées depuis au moins 3 à 6 mois.

Si vous ressentez des douleurs pelviennes, parlez-en à votre praticien lors de votre consultation de suivi gynécologique. L’équipe médicale réalisera des examens complémentaires pour évaluer la cause de vos douleurs (échographie pelvienne ou IRM pelvienne).

Après analyse de votre dossier et de vos antécédents médicaux, votre gynécologue évaluera votre situation et vous proposera une prise en charge personnalisée. En fonction de vos symptômes, de vos attentes et des résultats des examens, différentes options thérapeutiques pourront être envisagées, telles qu’un traitement hormonal, des séances de kinésithérapie ou une intervention chirurgicale.

L’endométriose

L’endométriose est une cause fréquente de douleurs pelviennes chroniques. Cependant ces symptômes (règles douloureuses, difficultés à uriner, ou aux rapports sexuels) sont fréquents mais ne sont pas toujours expliqués par cette maladie.

En cas endométriose (donc une maladie d’organe), si vos douleurs persistent malgré un traitement hormonal bien conduit, ou une chirurgie, il existe probablement d’autres causes à identifier afin de diminuer votre douleur. 

Les douleurs pelvi périnéales

Les douleurs pelvi périnéales « sans cause organique » (c’est-à-dire sans maladie d’organe retrouvée par le spécialiste : urologue, gynécologue, gastro-entérologue etc.) sont un motif fréquent de consultation.

Ces douleurs nécessitent une prise en charge multidisciplinaire du fait de leur complexité, d’autant plus qu’elles peuvent s’associer entre elles. Un trouble musculaire peut avoir des conséquences au niveau des articulations, des nerfs, des veines. C’est souvent le mode d’entrée dans un cercle vicieux de douleurs.

Quelles peuvent être les causes de ma douleur ?

Les douleurs musculaires

Les muscles contractés peuvent entrainer des douleurs spécifiques.
Par exemple, les muscles obturateurs internes peuvent donner notamment des douleurs vaginales, irradiant en fosse iliaque (bas du ventre). Ces douleurs sont augmentées par les rapports sexuels, la position assise et la marche.
À force de contractures, les muscles perdent en souplesse ; ils sont alors douloureux, quand on les étire.

Les douleurs articulaires

Ces troubles musculaires provoquent des dysfonctionnements au niveau des articulations, au niveau du bassin, mais aussi entre les vertèbres, en particulier à la jonction entre les lombaires et le thorax.
Une irritation des nerfs issues de cette charnière thoraco-lombaire peut expliquer des douleurs dans l’aine, le côté du bassin ou dans les fesses.

Les douleurs de nerfs (névralgies)

L’irritation prolongée de certains nerfs peut être source de névralgies (pudendales, clunéales inférieures ou moyennes, ilio-inguinales, ilio-hypogastriques et génito-fémorales),
La plus fréquente est la névralgie pudendale. Elle est définie par les critères de Nantes, qui retrouvent des douleurs déclenchées ou très nettement augmentées par la position assise et soulagées par la position debout ou sur le siège des toilettes.
Elles ne réveillent pas la nuit. Il n’y a pas de trouble de la sensibilité du périnée. Il peut y avoir des symptômes associés : pollakiurie (envie fréquente d’uriner), douleurs au remplissage de la vessie, lors des rapports sexuels, lors de l’émission des selles…

L’hypersensibilité pelvienne

La sensibilisation pelvienne résulte de la perturbation des mécanismes de perception mais aussi de régulation de la douleur.
Il en résulte une discordance entre l’importance des symptômes présentés et l’absence ou les minimes constatations aux examens cliniques ou complémentaires.
Elle est le plus souvent associée à une autre cause de douleurs qui dure dans le temps (comme l’endométriose, par exemple), mais reste la seule explication.

Quelle prise en charge ?

Le service de gynécologie du CHRU vous offre une prise en charge multidisciplinaire et spécifique et met à votre disposition des moyens pour vous soulager par vous-mêmes.
En première intention, nous vous proposons des techniques non médicamenteuses :

  • ostéopathie
  • kinésithérapie
  • technique de neurostimulation (TENS)
  • psychologie
  • hypno-analgésie
  • thérapie cognitivo-comportementale


L’approche peut être également médicamenteuse avec les traitements spécifiques des douleurs chroniques.
Ces techniques permettent d’atteindre une douleur acceptable.
Toutefois, il est important de préciser que les termes « douleur acceptable » ne signifient pas « accepter sa douleur ». En effet, « la « douleur acceptable » signifie que la douleur est présente mais qu’elle ne vous empêche pas de réaliser vos activités de la vie quotidienne (travailler, regarder un film en entier, sortir avec vos amis etc.).