#Novembre Perle, le mois dédié au cancer du poumon

Novembre Perle, le mois dédié au cancer du poumon

Le cancer du poumon est le 2e cancer le plus fréquent chez l’homme et le 3e chez la femme. Ses principales causes : la consommation de tabac ainsi que des facteurs professionnels et environnementaux. Face à la progression des nouveaux cas en France, la campagne Novembre Perle rappelle l’importance du diagnostic précoce de ce cancer et du sevrage tabagique.
8 cas sur 10 de cancer du poumon en France ont pour cause le tabagisme.
30 000 décès par an en France sont provoqués par le cancer du poumon.
15 % des cancers du poumon chez les hommes en France seraient d’origine professionnelle. (source INRS)

Les signes qui doivent alerter

Le cancer du poumon reste longtemps silencieux, sans symptômes.
En effet, les cellules cancéreuses sont d’abord peu nombreuses et limitées aux bronches. Avec le temps et sans traitement, la tumeur grossit et se propage à d’autres zones.

Il est donc important de consulter en cas de :

  • Toux qui dure ou qui change, surtout chez la personne fumeuse ;
  • Essoufflement inhabituel ou infections bronchiques à répétition ;
  • Crachats sanglants (hémoptysie) ;
  • Perte de poids inexpliquée ;
  • Douleur thoracique persistante.

Le nombre de cancers du poumon chez les personnes non-fumeuses est en constante augmentation (un peu plus de 12 % des patients).

Le bilan diagnostique

Il existe 2 types principaux de cancers du poumon : les cancers bronchiques non à petites cellules (85 % des cas) et les cancers à petites cellules.

Ces formes distinctes par leur aspect microscopique et leur évolution, nécessitent un diagnostic précis pour adapter les traitements

Le diagnostic du cancer du poumon s’appuie notamment à partir de :

  • L’examen clinique pour déterminer l’état général de la personne ;
  • L’imagerie pulmonaire (radiographie, scanner, IRM) pour localiser la tumeur ;
  • La fibroscopie bronchique pour prélever les tissus afin de confirmer le diagnostic et le type de cancer.

Au CHRU de Nancy, le service d’oncologie thoracique du département de pneumologie est spécialisé dans le diagnostic, le traitement et la prise en charge médicamenteuses des cancers du poumon.

Le tabac, premier facteur de risque

La consommation de tabac est responsable de 80 % des cas de cancer du poumon en France.

  • La fumée de cigarette contient plus de 7 000 produits, dont au moins 70 sont cancérigènes.
  • 1 ou 2 cigarettes par jour suffisent à augmenter le risque de développer des maladies.

Le sevrage tabagique fait partie des soins

Arrêter de fumer participe donc à limiter le risque d’apparition du cancer du poumon.
C’est est aussi un acte pleinement intégré au traitement du cancer, que la maladie ait été diagnostiquée il y a longtemps ou récemment.

En effet, chaque cigarette fumée introduit dans le corps de nombreux agents pouvant perturber l’efficacité des traitements.

Pour la personne fumeuse atteinte d’un cancer du poumon, arrêter de fumer c’est :

  • Réduire les risques opératoires et améliorer la récupération après la chirurgie.
  • Prévenir la survenue et l’aggravation de certains effets secondaires des traitements par chimiothérapie et radiothérapie.
  • À tout moment : mieux respirer et retrouver une plus grande énergie.
  • À plus long terme : améliorer le pronostic du cancer et réduire les risques de survenue d’autres maladies graves.

Participer au défi Mois sans tabac

La campagne Novembre Perle s’associe au défi Mois sans tabac qui met à disposition des personnes fumeuses des outils et des conseils pratiques.

Pourquoi s’inscrire ?

  • Arrêter de fumer pendant 30 jours multiplie par 5 les chances d’arrêter à long terme.
  • Essayer d’arrêter de fumer pendant ce défi collectif national multiplie par 2 la réussite du sevrage tabagique à 1 an, par rapport aux taux de succès observés pour des tentatives d’arrêt sans aide extérieure.

L’aide au sevrage tabagique proposée au CHRU de Nancy

L’unité de coordination de tabacologie propose une consultation de sevrage tabagique ainsi qu’un programme d’éducation thérapeutique.

Les facteurs professionnels et environnementaux

Les causes environnementales et professionnelles jouent un rôle croissant dans le développement des cancers du poumon.

Les expositions aux éléments suivants en multiplient les risques, surtout associées au tabagisme : radon, amiante, gaz d’échappement diesel, certains éléments chimiques naturels et artificiels (hydrocarbures polycycliques aromatiques, silice, cadmium).

L’exposition au radon est la 2e cause des cancers du poumon en France avec environ 10 % des cas diagnostiqués.
Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle présent partout à la surface de la planète à des concentrations variables selon les régions.

Si une origine professionnelle du cancer du poumon est suspectée, le médecin traitant, spécialiste ou du travail peut orienter la personne vers un centre de consultation de pathologie professionnelle.

Traitements et qualité de vie

Pour le cancer du poumon, il existe trois approches thérapeutiques utilisées seules ou associées :

  • La chirurgie (référence pour les formes localisées)
  • La radiothérapie
  • Les traitements médicamenteux (chimiothérapie, thérapies ciblées, immunothérapie)

Les soins de supports accompagnent ces traitements : kinésithérapie respiratoire, rééducation, prise en charge de la douleur, soutien nutritionnel, soutien psychologique, activité physique adaptée.

Pour les formes avancées, des soins palliatifs sont proposés dès que nécessaire.

opération chirurgicale thoracique vidéo assistée© CHRU de Nancy

Pour aller plus loin :