Réanimation et soins intensifs

La personne dont le pronostic vital ou fonctionnel est mis en jeu, est prise en charge dans l’un des services de réanimation ou de soins intensifs du CHRU de Nancy. Ces soins critiques s’organisent selon l’âge du patient, les maladies en cause, les organes vitaux touchés ou encore les traitements de suppléance nécessaires.

soignante auprès d'un patient en réanimation

© CHRU de Nancy

Les soins intensifs

Une unité de soins intensifs accueille le patient qui nécessite une surveillance rapprochée en raison de :
– L’état du patient,
– La décompensation d’une maladie préexistante,
– Un risque particulier (hémorragie, surveillance post-opératoire, etc.).

  • Les soins intensifs d’organes et de spécialités (cardiologie, neuro-vasculaire, hématologie, respiratoire) accueillent les patients qui présentent ou sont susceptibles de présenter une défaillance aiguë liée à la maladie de l’organe de la spécialité concernée.
  • Les soins intensifs polyvalents sont pour les patients susceptibles de présenter une ou plusieurs défaillances aiguës et pouvant impliquer de façon transitoire le recours à une méthode de suppléance, dans l’attente le cas échéant d’un transfert en réanimation.

La réanimation

La réanimation prend en charge le patient qui présente ou est susceptible de présenter une ou plusieurs défaillances aigües, mettant directement en jeu son pronostic vital ou fonctionnel, et pouvant impliquer le recours à une ou plusieurs méthodes de suppléance.

La défaillance peut provenir :

  • d’une infection grave,
  • d’une intoxication médicamenteuse,
  • d’un polytraumatisme,
  • d’un coma,
  • d’une insuffisance rénale ou respiratoire aiguë,
  • après un arrêt cardiaque,
  • ou encore après une chirurgie lourde cardiovasculaire, thoracique ou digestive.

L’équipe de réanimation évalue au cas par cas les chances de survie et de bonne récupération du patient :
– en fonction de l’amélioration ou aggravation de son état clinique une fois les traitements de réanimation mis en place,
– et en prenant en compte les éventuelles maladies chroniques du patient et les séquelles possibles.

  • La médecine intensive et réanimation médicale traite les défaillances vitales dues à une blessure ou maladie.
  • La réanimation chirurgicale prend en charge les personnes après une lourde opération avec risques de complications.
  • La réanimation polyvalente accueille tous les types de patients.

L’hospitalisation en réanimation

Une équipe spécialisée


L’état des patients et les traitements nécessitent du personnel médical et infirmier spécialisé.

  • L’équipe médicale est spécialisée en anesthésie-réanimation ou en réanimation.
  • L’équipe infirmière est formée à l’utilisation des techniques de suppléance comme l’épuration extrarénale ou la ventilation mécanique.
  • Le personnel aide-soignant et le personnel de rééducation participent aux soins des patients.
soignante auprès d'un patient en réanimation

Traitements les plus fréquents


  • Méthodes de suppléance en cas de dysfonction ou de défaillance d’un ou plusieurs organes vitaux :
    – Ventilation artificielle,
    – Dialyse,
    – Assistance cardiaque,
    – Ou encore assistance hépatique ;
  • Médicaments pour maintenir la pression artérielle ;
  • Antibiotiques en cas d’infection ;
  • Médicaments sédatifs pour endormir le patient et traitements de la douleur.

Dispositifs médicaux


L’environnement d’un service de réanimation peut être une source importante de stress qui s’ajoute à celui provoqué par la maladie et la douleur.

Les appareils de monitorage présents dans chaque chambre sont reliés au scope central de la salle de soins du service.
Cela permet à l’équipe de surveiller chaque patient même quand elle n’est pas présente dans la chambre.

soignantes auprès d'un patient en réanimation© CHRU de Nancy
  • Le masque à oxygène donne de l’oxygène sans empêcher de parler.
  • La ventilation non invasive est un masque posé sur le nez ou sur la bouche pour assister la respiration sans intubation.
  • Le respirateur avec intubation consiste à insérer une sonde par la bouche jusqu’à la trachée. Il permet d’assurer la respiration quand une ventilation artificielle est nécessaire. L’extubation consiste à retirer cette sonde.
  • La trachéotomie est une incision réalisée à la base du cou pour introduire un tube directement dans la trachée. Cette intervention rend impossible la parole temporairement. 

  • Les électrodes sur la poitrine mesurent la fréquence cardiaque (pouls) et détectent les anomalies du rythme cardiaque.
  • Les perfusions permettent d’administrer des médicaments en débit continu ou avec des seringues électriques. Une sonnerie s’active quand il faut remplacer la seringue.
  • La sonde urinaire insérée dans la vessie recueille les urines et en mesure le volume en continu.
  • La sonde gastrique introduite par le nez ou par la bouche jusqu’à l’estomac, sert à aspirer son contenu ou à administrer une alimentation liquide.
  • Les drains évacuent l’air, le sang ou d’autres liquides de certaines cavités du corps.

Des mesures de protection adaptées

Si l’agitation de votre proche représente un risque pour sa sécurité, l’équipe du service met en place les barrières de lit ou la contention des mains, dans le respect de sa dignité.

(site externe, nouvelle fenêtre)

Dispositifs médicaux en réanimation : explications pour les patients et les proches proposées par la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR)

https://sfar.org/pour-le-grand-public/ (site externe, nouvelle fenêtre)

Visite des proches

Règles et consignes de l’équipe


  • À votre arrivée, utilisez la sonnette et l’interphone pour prévenir l’équipe de votre présence.
    Patientez en salle d’attente, un membre de l’équipe soignante viendra vous chercher dès que possible.
    Pour votre première visite, nous vous accompagnerons jusqu’à la chambre de votre proche.
  • Chaque visiteur doit respecter les consignes d’hygiène adaptées à l’état de santé du patient et transmises par l’équipe : lavage des mains, port éventuel d’une surblouse, d’un masque ou de gants, et toute autre consigne spécifique.
  • L’équipe peut vous demander de reporter votre visite en fonction de l’activité du service, ou de vous installer en salle d’attente jusqu’à la fin des soins.
    L’équipe peut aussi écourter la durée de vos visites ou leurs nombres en fonction de l’état de santé de votre proche.

– Fleurs et plantes sont interdites.
– Pour respecter le droit à l’image, il est strictement interdit de prendre en photo ou en vidéo une personne hospitalisée sans son consentement, même si c’est votre proche.

Votre présence est précieuse


  • La présence de nombreux appareils médicaux et la ventilation artificielle limitent les mouvements du patient et rendent sa communication difficile. Ce qui peut créer des réactions inhabituelles chez votre proche : agitation, agressivité, rejet, angoisse ou désorientation.

  • Même si votre proche ne peut pas parler, vous pouvez l’apaiser et le soutenir en communiquant par des gestes, des paroles simples et une attitude rassurante.
    Partagez vos observations avec l’équipe soignante qui peut vous aider à mieux comprendre ses réactions.
  • Vous pouvez apporter des photos, dessins, etc. pour personnaliser la chambre de votre proche.
  • Si votre proche est inconscient, demandez des explications à l’équipe.
    Cela peut être lié à l’administration de médicaments sédatifs destinés à soulager l’anxiété, la douleur ou à faciliter la ventilation artificielle.

Journal de bord

Si vous le souhaitez, vous pouvez tenir un journal de bord durant l’hospitalisation de votre proche.
L’objectif est de lui laisser une trace des moments où il n’était pas conscient.

Votre entourage et vous pouvez y noter ce que vous voulez, votre ressenti, ce qui se passe en dehors de l’hôpital, etc.
Ainsi, votre proche pourra lire ce journal de bord après son séjour s’il le souhaite.
Pour vous et votre entourage, cela peut aider à traverser cette épreuve.

Dans certains services de réanimation et avec votre accord, l’équipe soignante peut y participer sans écrire d’information médicale.
Renseignez-vous auprès de l’équipe pour savoir si cette action est en place dans le service.

Après la réanimation

Transfert vers un autre service d’hospitalisation


Quand la personne hospitalisée n’a plus besoin des équipements médicaux et de la surveillance rapprochée de la réanimation, l’équipe médicale organise son transfert vers un service d’hospitalisation conventionnelle, de soins intensifs ou de rééducation.

Ce transfert peut être une source d’inquiétude car :

  • Il y a moins de présence médicale et paramédicale dans ces services par rapport à la réanimation, ce qui est normal et adapté à la situation de votre proche.
  • Votre proche doit réapprendre tous les gestes du quotidien (boire et manger seul, marcher, etc.) et cela peut prendre du temps.

Le syndrome post réanimation


Après un séjour en réanimation, de nombreuses personnes présentent des symptômes physiques, psychologiques ou cognitives, d’intensité variable et plus ou moins invalidants.
Il est important de les repérer et de se faire accompagner si besoin par des professionnels de santé spécialisés.

L’enjeu est d’éviter l’aggravation de ces symptômes vers des séquelles plus invalidantes, et de vous aider à retrouver autant que possible votre qualité de vie d’avant votre hospitalisation.

En savoir plus sur le syndrome post réanimation sur le site de la SRLF (site externe, nouvelle fenêtre)

Informations, témoignages et ressources

La Société de réanimation de langue française propose un espace d’information et de témoignages pour les proches, les patients et les anciens patients de réanimation.
Objectif : présenter ce qu’est la réanimation, ce qui s’y passe pendant et ce qui peut se passer après.

Les informations sont données à titre indicatif car les services de réanimation peuvent fonctionner différemment.

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Les services de soins critiques du CHRU de Nancy

Pour le nouveau-né, l’enfant et l’adolescent


Pour l’adulte et la personne âgée


Secteurs spécialisés adultes