Préparateur en pharmacie : au cœur du circuit du médicament

La Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) du CHRU de Nancy gère les médicaments et dispositifs médicaux stériles, pour tous les services de l’établissement, de la commande à la dispensation. Elle mène des actions pour améliorer la qualité et la sécurité des traitements et des soins. Sous les responsabilités techniques du pharmacien et hiérarchique du cadre, les 110 Préparateurs en Pharmacie Hospitalière (PPH) – ou plutôt préparatrices car 95 % de l’effectif est féminin, participent à ces missions. Rencontre avec les PPH référents des secteurs.

prepa pharma 02Egalement présents en stérilisation - autre facette du métier, les PPH sont répartis dans les secteurs d’activité de la PUI, au sein du pôle Pharmacie – Stérilisation. Tout d’abord le secteur Achat pour la réalisation des appels d’offres. Le secteur Approvisionnement valide les commandes et gère les ruptures de produits chez les fournisseurs. Tandis qu’à la Réception, les PPH contrôlent la qualité des articles livrés qu’ils acheminent vers les secteurs de la Pharmacie.

Sécuriser la chaîne du médicament
« Les équipes soignantes nous envoient leurs demandes via le logiciel PharmaTM, explique Gaelle Heidelberger. Nous les analysons pour vérifier leur cohérence – type, quantité, spécialité, etc. En cas de doute, nous le signalons au pharmacien qui prend contact avec le médecin prescripteur. Cette étape est essentielle dans la sécurisation du circuit. »
« Les urgences sont traitées en priorité, poursuit Marine Ferte. Une fois la demande validée, nous « cueillons » les médicaments pour chaque demandeur. La livraison dans les services se fait lors de tournées à heures fixes, par le service intérieur ou le transport inter sites. »
« L’après-midi, nous remplissons les rayonnages et établissons les commandes à renouveler. Avoir en permanence une visualisation exhaustive des stocks est essentiel. Rien ne ressemble plus à une boîte de médicaments qu’une autre boîte de médicaments. Les packagings évoluent souvent, la vigilance est donc de mise ! Aucun geste ne doit être machinal mais réfléchi en fonction des bonnes pratiques. »

Anticipation, réactivité, confiance
La dispensation des dispositifs médicaux stériles (DMS) s’organise de façon similaire. « Si un DMS est en rupture chez le fournisseur, nous recherchons un produit de remplacement à valider par le pharmacien, explique Séverine Weber. Ces ruptures sont relativement fréquentes, il faut donc être réactif pour trouver l’alternative qui garantira la même qualité de soins. »
En parallèle à la dispensation globale, une dispensation nominative par patient est réalisée par des PPH, au sein de la pharmacie ou déployés en secteur de soins : réapprovisionnement des armoires, remplissage des piluliers. « A la PUI, nous nous rendons aussi disponibles pour répondre aux questions des infirmières et des médecins, continue Séverine Weber. L’ancienneté et l’expérience sont un atout majeur face à la diversité des renseignements à fournir. » Ces actions visent à renforcer la qualité des relations entre la Pharmacie et les services de soins.

Une rigueur de tous les instants
Certains traitements nécessitent une préparation avant la dispensation en secteur de soins. « C’est le cas de la pédiatrie car globalement, les laboratoires pharmaceutiques n’adaptent par les dosages des médicaments aux enfants », souligne Alice Bois.
« A l’Unité Centralisée de Production des Chimiothérapies anticancéreuses, je prépare les produits et matériels nécessaires, relate Cindy Mulot. Je transfère le plateau à mes collègues qui réalisent les préparations sous des cytobox. L’ensemble de la procédure fait l’objet d’une traçabilité informatique rigoureuse. Nous manipulons des produits toxiques et sommes conscientes des risques. Rigueur et vigilance de tous les instants sont incontournables. »
« En tant que PPH référents, nous formons les nouveaux PPH de nos secteurs respectifs. C’est très gratifiant de voir son expérience et sa capacité à transmettre reconnues », conclut Alice Bois.